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 Euphorbe [Terminé ?]

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MessageSujet: Euphorbe [Terminé ?]    Jeu 12 Mai 2016 - 17:54




Euphorbe




Identité



Nom : N'en a pas. Pas besoin, avec un prénom pareil...
Prénom : Euphorbe.
Âge : Environ 19 ans.
Sexe : Féminin
Rang : Prêtresse

Carrière envisagée & tableau de départ avec les 4 PCs : Carrière du prêtre. Intelligence + 1, Charisme + 1, habileté + 2.


Compétences et objets choisis : Alphabétisation, doctrine du culte, empathie, identification des plantes. [Je ne choisis pas d'objet ou quoi que ce soit car je n'ai pas l'intention de jouer à des quêtes/missions, si je change d'avis, elle n'aurait rien d'utile sur elle de toute façon, c'est certain].


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Tout et rien à la fois



Ambiance

Serus a amené cet enfant. Protégé par la chaleur et la générosité du dieu bienveillant, il a survécu aux eaux sinistres du sud du port. C'est un être faible et chétif et pourtant, en cet instant, il renvoie l'éclat du miracle de la naissance et de la vie. Sur sa tête, des cheveux dorés. Curieusement en abondance ils semblent comme enivrés par le souffle du vent, soulevés par l'allégresse d'avoir survécu à la tentative d'infanticide. Elle voit dans ses yeux gris la pureté et la détermination d'un disciple de Serus. Une larme roule sur la joue de la vieille prêtresse, la bonté de son dieu empli son cœur de joie. Bien que pour elle soit bientôt venu le moment de rejoindre les dieux, elle sait que l'enfant sera protégé et choyé par Serus. Avec soin, elle emmitoufle le nourrisson dans son châle et se dirige vers le Temple de la Trinité avec une détermination inébranlable.

« Une bouche de plus, à cette époque on pouvait s'le permettre qu'on vous dit. Probablement une bâtarde ou une fille de miséreux. Les gueux qui peuvent pas nourrir leur géniture, c'pas ça qui manque. Et d'ailleurs, y'a au moins un grand prêtre ici qu'était aussi un orphelin. Oui la Trinité est miséricordieuse. Mais au fait, c'est quoi qu'tu lui veux ? Rappelle toi déjà d'son prénom, et peut-être qu'on en reparlera. Pas que je m'en souvienne moi-même. Aller, déguerpis. »

Mais au fait, oui, c'est quoi que vous lui voulez ? Qu'est-ce que vous voulez savoir exactement ? Vous-même vous ne le savez pas. Simplement, un jour, au détour d'un couloir, vous avez aperçu une incroyable chevelure. Cette crinière flamboyante vous a mis mal à l'aise, un peu... Imposante, voire submergeante, elle vous a donné l'impression de faire disparaitre totalement l'être qui la porte voire même les êtres aux alentours. Peut-être même qu'elle vous a fait disparaître vous aussi et que vous n'existez déjà plus vraiment. Leur blond vénitien et leurs ondulations, bien que ravissants ne sont pas ce qui attire l'attention, non, mais simplement leur volume et surtout, leur longueur. Vous diriez qu'ils font plus de deux coudées (elle-même doit en faire un peu plus de trois), deux coudées de vagues dorées qui donnent une impression de vigueur plus que de douceur. Une telle longueur de cheveux, vous n'avez jamais vu ça surtout que d'habitude, les cheveux, quand ils appartiennent pas à un sang-bleu ça n'inspire guère que du dégoût... Alors vous êtes comme captivé. Et comme vous n'avez probablement rien de mieux à faire, vous cherchez à en savoir plus sur Euprobe ? Euphrobe ? Euphoreb ?!

Les prêtres et apprenties vous diront que la propriétaire de la crinière s'était vue affublée du charmant et raffiné surnom de « La tignasse », autrefois, quand elle était petiote. Il faut croire que ses cheveux sont son seul signe distinctif. Elle ne semble pas briller par sa singularité, c'est une banale « disciple parmi tant d'autres ». On vous louera sa nature calme et effacée : vertueuse, obéissante, elle ne refuse ni ne discute jamais aucune consigne, elle exécute ses prières avec un dévouement plein de réserve et les paroles de sagesse qu'on attribue aux Trois semblent trouver en elle écho. En somme, elle est plutôt ennuyante.
Une ou deux personnes parleront de la paire de seins bien pleine qui semble se dissimuler sous les longues robes de coton avec un regard empli de rêverie... au nom des Trois ! Vous faites comme si vous n'aviez rien entendu.
Là où vous la trouvez un peu amusante, c'est lorsqu'elle fuit comme une maladie pestilentielle la silhouette intimidante des grands prêtres, shuuuut faites-vous tout petit dans l'ombre du couloir, l'un d'eux vient de passer...

Enfin, vous apprenez quelque chose d'un peu intéressant quand l'on vous conte que depuis l'âge de 15 ans environ, Euph... La damoiselle se rend régulièrement dans les bas quartiers. « Evidemment, ça sfait pas toujours sans heurt », mais ce qui est pour vous le remugle de la cité, soudain des images terrifiantes de vieux fous édentés, des orphelins nu pieds, des bâtards rejetés, des luneux, des infirmes et leurs moignons qui effraient les enfants et les sang bleus viennent vous hanter, est toute une engeance hétéroclite qui développe l'empathie de quelques disciples quand elle répugne purement et simplement les autres. Euph... Elle semble faire partie de la première catégorie. Avec d'autres dévots zélés elle distribue nourriture et prières, un peu de pain et quelques paroles réconfortantes ou au contraire réprouvantes. A cette époque la Trinité jouit d'une ferveur populaire tant et si bien que quelques mots au nom de la Trinité semblent comme plonger certains en transe.
« Elle s'est mis en tête de combattre la mort des femmes en couche. On dirait qu'elle a été sensible à la vue des conditions dans lesquelles les femmes sans le sous doivent accoucher. » Le destin funeste de beaucoup de femmes. Cette tragique vérité vous émeut.

E... L'incroyablechevelurecadeaud'Anurelle-même finit par devenir assistante de matrones. Se rendant auprès des femmes les plus démunies de Marbrume qui accouchent dans des salles communes d'hôpitaux dépourvues de toute intimité, elle y dispense les soins du corps mais aussi de l'esprit, les prières n'empêchant de toute évidence pas la mort des femmes mais elles peuvent au moins apaiser leur âme, elle à l'air d'en être convaincue. Peut-être que vous avez envie d'y croire aussi. Elle récite dans sa tête ou à voix haute de prières pour appeler Sérus à la miséricorde, dans plus de la moitié des cas, le dieu y reste sourd.
Les remèdes actuels n'étant, de toute évidence, guère efficaces, la bibliothèque est une autre de ses demeures où elle semble avide de découvrir d'autres savoir-faire. Vous avez bien tenté de vous y mettre vous aussi, mais la lecture, c'était bien trop fastidieux et somnifère. Lassé, vous vous en êtes allé, en quête d'un nouveau passe-temps.

… … … … … … … …

A partir de l'été 1164, on commença à mentionner avec terreur un fléau qui sévissait à l'extérieur. Des êtres humanoïdes et boueux aux dents aiguisées comme les épées des robustes chevaliers disait-on. Les fangeux. Dans la tête de la damoiselle devenue prêtresse, ces êtres n'étaient autre qu'une épreuve, une épreuve que les Trois voulaient voir surmontée par l'humanité. Elle avait foi en ses dieux et foi en l'humain mais la vérité, pour elle qui ne s'était jamais aventurée en dehors de l'enceinte de Marbrume, c'était que ces créatures n'avaient qu'une silhouette floue et peu menaçante. Ainsi, elle ne put comprendre la haine que la Trinité soudain inspirait à certains. Les meurtres de prêtres et les pillages l'horrifièrent, elle était incapable de comprendre pourquoi l'on pouvait se sentir abandonné par les dieux, dans son immense naïveté et malgré son expérience de la misère, elle condamnait fermement ces actions.

Pourtant, en ce jour de mois de septembre où une partie de la population de Marbrume s'agite autour des remparts, Euphorbe se sent apeurée. Le tremblement incessant et insensé de ses membres ne fait que croitre son malaise. Et si les créatures entraient dans la cité ? A quoi ressemblent-elles vraiment ? Les reconnaitrait-elle si elle les voyait ? Ces questions se bousculent dans sa tête et la tresse qu'elle a fait de ses mains tremblantes semble vouloir se défaire. Elle se maudit de ne se soucier que maintenant de ce mal qui a pourtant déjà dérobé tant d'âmes à la Trinité. Qu'ont-elles bien pu ressentir avant de se faire dévorer ? Alors qu'elle est perdue dans ses pensées, récitant fébrilement des prières pour la protéger elle et la cité des fangeux, un autre type de prédateur l'épie et la surveille, prêt à se repaitre. Il sent ses veines sombres gorgées de sang. Son désir suinte sur son front, brille dans ses yeux, coule dans ses braies. Si la vertu avait une figure, ce serait elle. Elle, qui soudain se retourne et l'aperçoit. Il ne comprend pas pourquoi, mais la vertueuse brebis se met à courir. Sa tresse se défait et les cascades ardentes sans grâce mais comme animées d'une vie propre, jaillissent et déferlent secouées par la terreur et la panique, c'est magnifique ! L'effroi qu'il inspire s'empare de la vierge innocente. Derrière la flamboyante dégringolade se dissimule le corps de sa proie prêt à s'abandonner à son destin. Un destin scellé par cette longue crinière qu'il attrape d'un geste sec. Avide. Fébrile. Il a envie de broyer cette splendide pureté. La vierge se débat, poussée par l’instinct de survie le plus primaire, l'irrationalité de l'être qui se sait perdu mais pense que dans un dernier sursaut, les Trois vont venir à son secours, mais ils ne viendront pas. Elle tente de se dérober mais ses doigts devenus mâchoire avide mordent avec rage son visage. Le rouge du sang qui coule de sa lèvre ouverte offre un tableau saisissant de beauté, il en est bouleversé. Ruisselant sur son visage puis le creux de son cou gracile. Il dompte la vertu en l'écrasant de tout son poids, insensible aux coups de pieds enragés, il pourrait lui briser tous les os et produire une symphonie de l'horreur. Mais ses criailleries sont à ses oreilles plus douce mélodie. Couvèrent par le dégoulinement doré qui a perdu toute sa superbe et sa naïve fierté, par l'eau salée de la terreur, les yeux de la proie le transpercent d'un regard implacable qui le met mal à l'aise. Mais, lorsque les grises pupilles croisent les yeux sombres de son agresseur, le désespoir et l'incompréhension semblent l'envahir. Le son de la chaire qu'on écorche, les grognements innommables des fangeux, des vêtements qu'on arrache, Cyras de Sarosse est offert en pâture et Euphorbe est mise à mort.
… … …

Serus a amené cet enfant. Protégé par la chaleur et la générosité du dieu, il a survécu à la pourriture qui la ronge. C'est un être faible et chétif et pourtant, en cet instant, il renvoie l'éclat du miracle de la naissance et de la vie. Sur sa tête, des cheveux noirs. Peu nombreux, ils sont visqueux de sang coagulé. Elle voit dans ses grands yeux sombres la même innocence, l'insoutenable pureté de celui qui l'a forcé en ses entrailles. Une larme dégringole sur la joue de la jeune prêtresse et vient se briser sur le crâne du nourrisson. Les actions de son dieu enserrent son cœur d'un étau, elle en suffoque. Secouée d'un tremblement, la vue brouillée par les larmes qui déferlent maintenant en abondance dans un insoutenable silence, Euphorbe place fermement sa main sur la bouche et le nez du nouveau né. Enfin, un sanglot étranglé échappe de sa bouche quand le petit corps, sans vie, s'effondre sur ses genoux.


Soi réel




Certifiez-vous avoir au moins 18 ans ? Hélas, mes 18 ans ne sont qu'un lointain souvenir, d'ailleurs, je n'en ai aucun, de souvenir. Mais ça c'est parce que je n'ai aucune mémoire, alors tout va bien.
Comment avez-vous trouvé le forum ? (Topsites, bouche à oreille...) En jouant au fantôme, à errer sur un milliard de forums et à hanter les sections partenariats, comme quoi, ça marche.
Vos premières impressions ? J'aime bien quand on ajoute quelque chose d'original à un contexte moyen-âgeux, ici, le coté post-apocalyptique, j'aime beaucoup l'idée, alors bravo. En plus y'a des gens sympas.
Des questions ou des suggestions ? Je n'ai pas écrit ni rp depuis plusieurs années alors je vous demande d'être indulgents. Attention, des phrases et mots absolument pas français peuvent s'être glissés dans cette fiche. Peut aussi contenir : écriture daubesque. Enfin, j'espère que tout va niveau contexte, je jure, j'ai tout lu, mais y'a déjà plusieurs semaines alors j'ai sûrement oublié/massacré des trucs, me tapez pas. (Ah, et je ne le dis pas, mais bien sûr elle a caché sa grossesse). *Va maintenant se cacher, honteuse*



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Ambre de VentfroidFondatriceavatar


MessageSujet: Re: Euphorbe [Terminé ?]    Sam 14 Mai 2016 - 0:53
Bonsoir Euphorbe et bienvenue parmi nous !

Une plume agréable et originale, je ne la trouve pas si "daubesque" malgré ton long séjour dans un pays où le Français n'est pas parlé =P

Euphorbe est un personnage très sympathique, et je suis certaine que tu trouveras aisément des partenaires. Je ne trouve rien à redire sur ta fiche, tout colle très bien.

Aussi, je te valide de suite, en te souhaitant un bon jeu parmi nous !
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